#Incompétente

Lucile Parnaudeau nouveau souffle pour Poitiers

À 15 ans, j’entre en cursus bilingue anglais au lycée. Je suis la seule 100 % francophone et je tiens le choc. Trois ans plus tard, j’obtiens l’équivalent du bac britannique.
Plus tard, je décroche un Master dans la troisième meilleure université du Royaume-Uni. Une référence mondiale en commerce international et en finance.

Je choisis ensuite de revenir en France pour des raisons personnelles.
Je construis ma carrière et mon réseau seule, avec du travail et de la détermination. J’évolue vite dans les métiers de la gestion. Je me spécialise dans la transmission d’entreprise. J’accompagne des deals jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros avant mes 35 ans.

Aujourd’hui, je me lance en politique.
Je propose la gratuité des bus. Une mesure déjà appliquée dans une quinzaine de communes françaises, avec des résultats solides. Je la défends parce qu’elle est utile et soutenable financièrement. C’est mon métier. Et des experts qui m’accompagnent confirment que c’est possible. Nous le démontrerons. Nous convaincrons, un électeur après l’autre.

Mais avant même de débattre du fond, certains me coupent.
Ils ont exactement les mêmes chiffres que moi. Mais ils sont contre.
Que défendent-ils ?
Que je serais « incompétente ».
Ils évitent la mesure. Ils attaquent la personne.

Et pendant ce temps, quand un homme propose un tramway, qui représenterait une centaine de millions d’euros d’investissement au bas mot, c’est de la « vision ».
Quand moi je propose des bus gratuits à 5 millions d’euros par an, je serais une gamine qui fait « sa liste au Père Noël ».
Comment on appelle ça ?
On appelle ça un double standard. Très exactement.

Ce sont souvent les mêmes qui me disaient hier : « reste à ta place ».

Aujourd’hui, on me répète :
« Tu ne comprends pas. »
« Tu fais fausse route. »
« Tu n’y connais rien. »
« Tu es démago. »

Mais la vérité : je comprends très bien. Je ne fais pas fausse route. Je connais le sujet.
Et comme tant de femmes qu’on a accusées d’incompétence pour les faire taire, j’avance. Même si ça dérange.

Crédit photo : Sara Lion

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